Projet WASHCost : vers un passage à l’échelle des activités de recherche
Actualisé - Mardi 15 Décembre 2009
Le 9 octobre 2009, une rencontre du noyau du « Groupe de Réflexion » du projet « Quantifier les coûts de fourniture des services d’eau potable, d’hygiène et d’assainissement » (WASHCost, en anglais) a eu lieu à Ouagadougou. Ce groupe constitue le noyau restreint de l’alliance d’apprentissage composée d’acteurs spécialisés dans la recherche sur la thématique relative à l’eau et à l’assainissement.
C’est à lui que revient dorénavant la tâche d’opérer des choix stratégiques qui seront soumis à l’appréciation de toutes les parties impliquées dans le projet. WASHCost est un projet de recherche visant à améliorer les processus de prise de décision en mettant à la disposition des acteurs du secteur de l’eau, des données de qualité sur les coûts unitaires des services d’Approvisionnement en eau potable, d’hygiène et d’assainissement (AEPHA). En effet, les services d’AEPHA occupent une place de choix dans les stratégies de lutte contre la pauvreté et constituent à l’heure actuelle l’une des cibles privilégiées des OMD.
Sur le terrain, plusieurs projets ont vu le jour, afin d’assurer un accès adéquat des services d’AEPHA aux couches sociales les plus démunies. Mais la plupart de ces projets ont connu des insuffisances dans leur exécution. En témoignent les résultats de nombreuses études dans le monde soulignant les lacunes en matière de maîtrise d’ouvrage au niveau de certaines catégories d’acteurs.
La plupart se sont focalisés sur la mise en place des infrastructures, plutôt que sur la fourniture de services durables et adaptés aux revenus des populations pauvres. Au Burkina Faso, afin de renverser la tendance, l’Etat s’est engagé, depuis 2000, dans de nombreuses réformes, avec pour but d’asseoir les bases d’un développement durable du secteur de l’eau.
Marie Denise Sondo, directrice générale de l’assainissement, des eaux usées et des excrétas, à l’ouverture des travaux du noyau du « Groupe de Réflexion », a soutenu que : « malgré tous ces efforts déployés par l’Etat et l’ensemble des acteurs du secteur, beaucoup de défis restent encore à relever dans la mise en œuvre des services sociaux de base au bénéfice des populations pauvres. La bonne gouvernance du secteur au niveau local figure en bonne place parmi ces nombreuses préoccupations ».
Le Centre régional pour l’eau potable et l’assainissement à faible coût (CREPA) et le Centre international de l’eau et l’assainissement (IRC) souhaitent contribuer à la recherche de solutions à ces problèmes à travers le projet WASHCost. Ce projet vise à élaborer les outils d’aide à la décision destinés prioritairement aux acteurs du secteur que sont les départements techniques centraux déconcentrés et décentralisés, les institutions académiques, les Organisation non gouvernementales (ONG), les Organisations de la société civile (OCB), etc. Pour le directeur général du CREPA ces assises revêtent une importance particulière car « elles permettent d’une part, la rencontre des chercheurs du secteur et d’autre part, elle constitue un cadre privilégié de réflexion d’où sortiront des propositions originales qui vont alimenter vos débats ».
Les membres du noyau du « Groupe de Réflexion » étaient appelés à : identifier le rôle et la contribution de chaque membre à l’atteinte des objectifs du projet ; ébaucher la stratégie d’implication des membres au cours de la phase de passage à l’échelle des activités de recherche ; discuter d’un calendrier des activités à mener.
Le Projet WASHCost est en cours d’exécution depuis septembre 2008. D’une durée de cinq ans, il est exécuté par le CREPA et est financé par l’IRC. Outre le Burkina, trois autres pays (Ghana, Mozambique et Inde) en bénéficient.
Souleymane Zaré (Zaresouleymane@yahoo.fr)

