Signature du protocole d’accord entre le CREPA et l’IEPF : une nouvelle initiative eau bientôt dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest

Actualisé - Mardi 15 Décembre 2009

Le Centre international de l’eau potable et de l’assainissement à faible coût (CREPA) et l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF) ont signé en octobre 2009, un protocole d’accord pour l’exécution de l’Initiative eau (I-Eau/OIF/FPA2).
L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et la Fondation Prince Albert 2 (FPA2) de Monaco ont mis en place l’initiative eau (I-Eau/OIF/FPA2). Elle a pour objectif de financer des projets consacrés à la gestion durable et intégrée des ressources en eau et de lutter contre la désertification dans quatre pays d’Afrique subsaharienne : Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal.
Le Secrétariat technique de l’I-Eau est assuré par l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF), un organe subsidiaire de l’OIF qui à ce titre, est chargé de la gestion technique et financière de l’I-Eau, notamment la mobilisation et de la supervision de l’expertise nécessaire à la conduite des différents projets. Fort de sa présence et de sa maîtrise du secteur de l’Eau, l’hygiène et assainissement dans les 4 pays d'action du programme, le CREPA a été identifié par l'IEPF pour jouer le rôle de maître d'œuvre sur le terrain.
L’Initiative eau (I-Eau/OIF/FPA2) bénéficie d’un financement annuel de 600 000 euros pour la phase pilote de deux ans (2009-2010). Elle devrait contribuer à l’atteinte de l’objectif 7 des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Environ 1,5 milliard de personnes soit un quart de la population mondiale, n’ont pas accès aux services d’eau et d’assainissement alors que l’un des objectifs que la communauté internationale s’est fixé en 2000 dans sa déclaration du Millénaire concernait l’accès à l’eau et à l’assainissement. L’objectif 7 des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), en particulier, cible la réduction de moitié, d'ici à 2015, du pourcentage de la population mondiale qui n’a pas un accès durable à l’eau potable et à des services d’assainissement de base. Si rien n’est fait pour changer la donne, ces personnes représenteraient 65 % de la population mondiale d'ici à l'échéance. Plusieurs pays membres de la francophonie, ceux du Sahel en particulier, abritent et abriteront une proportion importante de ces personnes. Ils font partie des pays où le stress hydrique est une réalité quotidienne.

Les zones rurales et les quartiers pauvres des villes, notamment des grandes métropoles, sont de loin les plus exposées à cette réalité avec, pour les villes, des problèmes graves d’accès aux services d’assainissement de base.

Assitan Tandia Ouédraogo (tanydia@yahoo.fr), service Communication CREPA


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